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UDI, le réveil de la politique

dimanche 22 mai 2016

L'avenir des Kiosques parisiens : la position du groupe UDI/MODEM

Voici un texte de Jean-Pierre Plonquet (conseiller d'arrondissement UDI du 4e) concernant le vote relatif aux kiosques de presse. Sujet qui a été en discussion au mois de mai 2016 lors du Conseil d'arrondissement du 4e et du Conseil de Paris :


"Voila un sujet qui a fait beaucoup écrire et continue de le faire, ce qu peut apparaître - à tord - comme un comble, vu qu'il est en partie la conséquence de la baisse des ventes de la presse écrite : l'évolution des kiosques parisiens et de la situation des kiosquiers.
Deux résolutions étaient proposées aux derniers Conseil d'Arrondissement (CA) puis au Conseil de Paris (CP).
La première portait sur une autorisation de signer le marché de conception, fourniture, entretien, maintenance et exploitation publicitaire de kiosques de presse et de gestion des kiosquiers. De loin la plus importante en terme de points en discussion.
Une deuxième résolution portait sur l'instauration d'un régime d'aides aux kiosquiers de presse parisiens.
La proposition de vote de mon groupe UDI-MODEM au Conseil de Paris était l'abstention pour la première et le vote "pour" concernant la deuxième. C'est ce qui a été voté ainsi la semaine dernière en CP pour la première résolution, le Groupe ayant voté "pour" lors du vote de la résolution sur l'aide financière.
Les raisons de l'abstention du Groupe sont les suivantes :
- Nature de la prestation : Offres pas homogènes pour tous les kiosques, situation quasi monopolistique de l'afficheur, durée de 15 ans de la convention, ...
- Situation économique et sociale préoccupante : constant d'une concurrence par d'autres points de vente, dans le RER par exemple, concurrence des abonnements à moitié prix par les éditeurs, ...
- Autonomie des kiosquiers : Les vendeurs ne sont pas assez libre pour cibler les titres en fonction de leur clientèles, en évitant par exemple un encombrements des étalages,...
- Viabilité financière : il est reproché à la ville de Paris de gérer la question du financement des kiosquiers à trop courte vue. La résolution sur l'aide financière en étant un exemple. Il faut mieux diversifier les ventes et donc les revenus.
Tous ces points sont justes.
Pour ma part, la liberté de vote ayant été laissé, j'ai voté pour sur les deux résolutions lors du CA du 3 Mai dernier.
En voici les raisons.
Derrière le sujet des kiosquiers, c'est la question de l'évolution de la presse écrite et des usages en la matière qui est en jeux. Même si l'évolution du numérique fait son oeuvre, il y a des combats qui valent la peine d'être mené, celui de la presse écrite étant un des plus importants selon moi, car l'acte d'achat, quelque soit le journal, devient un en nos jours un acte militant pour le pluralisme de l’infirmation, et l'équilibre à trouver par exemple au regard de l'évolution des chaines d'informations continues, de la presse gratuite, voir de la manière comment des informations non vérifiées peuvent se propager sur Internet et les réseaux sociaux.
C'est une question d'équilibre.
Alors oui, tous les points soulevés par le Groupe dans les débats du dernier Conseil de Paris sont justes. 
Cela dit, selon mes propres convictions :
- Il y a des sujets en politique ou il faut voter oui ou voter non. Celui des kiosquiers, tel que je viens de le décrire en fait partie. 
- Les kiosques à Paris, et la vente en rue des journaux, est une tradition à Paris, une sorte d'exception culturelle parisienne. Il faut donc la défendre avec un vote positif, afin d'éviter les interprétations. 
Cette position implique une exigence des plus fortes, dans le futur, en terme de surveillance de la mise en œuvre de ces résolutions.
Vive les kiosquiers parisiens et vive la presse écrite ! "

samedi 19 mars 2016

19 mars en mairie du 4e : cérémonie de la Journée du Souvenir pour les victimes de la Guerre d'Algérie



Le 19 mars 2016 à 10h30 dans la cour de la mairie du 4e, Jean-Pierre Plonquet conseiller d'arrondissement UDI a participé à la cérémonie de la Journée du Souvenir pour les victimes de la Guerre d'Algérie. Il a déposé aux côtés d'Evelyne Zarka, maire adjointe chargée de la Mémoire, la gerbe de la mairie du 4e.


Sur ce sujet encore très sensible, le but des Centristes est d'éviter toute polémique inutile. Rappelons aussi que parmi les victimes de la Guerre d'Algérie, on compte 14 jeunes appelés qui habitaient le 4e.

jeudi 17 mars 2016

Congrès extraordinaire de l'UDI le 20 mars 2016 à Versailles

Programme
20 mars 2016 - Versailles

09.15   Accueil des participants 
10.00   Ouverture du Congrès par Arnaud RICHARD, député, président de l'UDI78 
10.05   Paroles de militants
Echanges animés par Brigitte FOURE et Michel ZUMKELLER, secrétaires généraux
11.15   Table-ronde : Election présidentielle : Qu'attendent les Européens de la France
          Jean Arthuis, député européen, président de l'Alliance centriste
          François Decoster, président de la commission CIVEX du Comité des régions
          Carolina Punset, députée européenne
          Dominique Riquet, député européen
Modérateur : Thierry Masson, délégué consulaire UDI en Belgique
12.15   Conclusion des travaux par Jean ARTHUIS, président de l'Alliance centriste, député européen

12.30   Déjeuner (salle Mazarin)

14.00   Proclamation des résultats de la consultation des militants par Jean-Léonce DUPONT, sénateur, président de la CNAT

14.10   Débat d'orientation politique
          Franck REYNIER, député, délégué général
         Jean-Marie BOCKEL, sénateur, président de la Gauche Moderne
          Aurélien SEBTON, président des Jeunes UDI
          François ZOCCHETTO, president du Groupe UDI au Sénat
          Hervé MARSEILLE, vice-président du Sénat, president de Force Européenne Démocrate
          Philippe VIGIER, président du Groupe UDI à l'Assemblée Nationale
          Chantal JOUANNO, sénatrice, vice-présidente de l'UDI
          Hervé MORIN, député, president du Nouveau Centre
          Laurent HENART, president du Conseil National de l'UDI, president du Parti Radical

15.45   Discours de clôture de Jean-Christophe LAGARDE, président national de l'UDI

Inscription préalable obligatoire.

mercredi 16 mars 2016

Question posée par Jean-Pierre Plonquet au Conseil d'arrondissement du 15 mars 2016 à propos du Conservatoire du Centre de Paris

Monsieur le Maire,
 
En novembre 2014, dans le cadre des questions du public, je vous avais interpellé sur le futur Conservatoire du Centre, alors en travaux, et le problème que pouvait poser l’absence d’espaces suffisants pour la danse où les travaux en orchestre, notamment l’absence d’un auditorium en propre. Je n’avais pas eu de réponse à l’époque à ces questions.
Durant la campagne électorale, Anne Hidalgo avait pris des engagements pour une gestion mutualisée de certains espaces, pouvant répondre en partie au problème.Mais les promesses semblent rester pour le moment lettres mortes. Près de deux ans plus tard, alors que le nouveau conservatoire se met en place, le dossier n’a pas vraiment bougé, malgré des propositions concrètes faites à la Mairie par des associations, notamment quant à l’utilisation conjointe du forum des images par exemple pour la pratique orchestrale en grand ensemble.Les conditions d’un enseignement de qualité pour la pratique orchestrale et de la danse ne sont ainsipas réunies.
Ces derniers temps, la Mairie de Paris donne l’impression, ce dossier n’étant pas le premier, d’avoir
des problèmes avec la musique et sa pratique. Il est temps de réagir. L’ouverture du nouveau conservatoire du Centre peut être l’occasion de le montrer.
A quand la signature d’une convention d’usage partagé des espaces compatibles (MPAA, Forum des Images, …) à proximité du nouveau Conservatoire pour améliorer le futur travail des élèves ?
En vous remerciant

samedi 12 mars 2016

Congrès de l'UDI le 20 mars 2016 : les questions posées

 Un congrès extraordinaire a été convoqué le 20 mars prochain à Versailles afin de décider de la stratégie de de l'UDI lors des prochaines échéances nationales de 2017.
Ce choix hautement décisif pour l’avenir de l’UDI fait l’objet depuis plusieurs semaines d’un vrai débat au sein de l'UDI et dans les fédérations afin d’en éclairer les enjeux.

Ces débats ont pour objet de vous permettre de pouvoir prendre à la fois connaissance des enjeux et des hypothèses, de confronter celles-ci pour pouvoir ensuite vous prononcer en responsabilité lors de la consultation électronique qui va débuter la semaine précédent le Congrès. Vous allez recevoir par courrier tout le nécessaire pour voter dans les prochains jours.

Ce vote vote électronique sera ouvert le mardi 15 mars 2016 à 8h et il sera fermé le samedi 19 mars 2016 à 21h.

Mandaté par le Bureau Exécutif de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde avait écrit à son homologue LR, Nicolas Sarkozy pour éclairer totalement le choix des militants avant le 20 mars.

Il avait été proposé qu’une délégation du Bureau exécutif de l'UDI rencontre ses homologues LR afin d’envisager les conditions d’une alternance réussie et d’affirmer les priorités de l'UDI en définissant un pacte de gouvernance et les modalités de construction d'une nouvelle majorité pluraliste au Parlement. Elle devaient aussi permettre d’échanger avec la Haute Autorité des primaires sur les conditions d’organisation qui devaient garantir à la fois la plus grande transparence, la loyauté et l’équité entre les candidats.
Au 8 mars 2016, LR et plus largement l’ensemble des candidats LR déclarés à la primaire de LR n'avaient donné aucune suite à ces propositions.
C’est pourquoi compte tenu de cette situation, le Bureau Exécutif de l'UDI a arrêté le 8 mars 2016, à l'unanimité et en présence des responsables des différentes composantes, les questions libellées ci-dessous :
1. « En l’absence d’accord avec les Républicains sur la primaire, la présidentielle et les législatives, souhaitez vous que l’UDI participe à la primaire initiée par Les Républicains ? »
2. « Si une majorité de l’UDI décidait de s’engager dans la primaire, souhaitez-vous que
- l’UDI présente un seul candidat ?
- l’UDI laisse liberté de candidature et de vote à ses membres ?»
3. « Le Congrès de l’UDI donne mandat au Bureau Politique pour préparer dès à présent le projet présidentiel et législatif de l’UDI et demande au Bureau exécutif de lancer la désignation de nos candidats aux élections législatives ? »

mardi 8 mars 2016

Un débat organisé hier soir par Femmes Au Centre à l'occasion de la journée du 7 mars


Au siège de l'UDI, lundi 7 mars, à la veille de la Journée des Droits des Femmes, l'association Femmes Au Centre présidée par Sophie Auconie (à la tribune sur la photographie ci-dessus) a organisé un passionnant débat sur la question de la place des Femmes dans les milieux qui restent encore aujourd'hui dominé par les hommes. Le but de cet article n'est pas de faire un résumé de la soirée (des rapporteurs sont chargés de cette mission) mais de faire un rapide compte-rendu de cette soirée.

Jean-Christophe Lagarde, le président de l'UDI est venu introduire le sujet.

Nathalie Goulet, Sénatrice UDI de l'Orne, vice-présidente de la Commission des Affaires étrangères

Au micro à gauche de la photographie, Isabelle Roux Trescase sur la question de la Haute Fonction publique, puis Nathalie Goulet, Maggie White et Fouzua Smouh.

Maggie White, Secrétaire générale du secrétariat international de l'eau (SIE) et de Solidarité Eau Europe (EEE)

Au micro, Goretty Ferreira sur la question de l'entreprenariat féminin.

Toutes les interventions ont été vraiment de grande qualité. J'ai cependant été tellement intéressé par celui de Fouzia Smouhi que je n'ai pas eu le temps de la prendre en photographie pendant son intervention tellement j'était concentré sur ce qu'elle disait.

Bravo aux organisatrices, Sophie Auconie, Clothilde Derouart, Anne-Laure et Martine Ollié (en photographie ci-dessous).


Enfin un coup de chapeau aux deux rapporteurs, Caroline Duc et Daniel Lecas qui ont été très studieux pendant toute la conférence puisqu'ils avaient le rôle de rapporteur et qu'ils doivent faire un compte-rendu de cette soirée.


mercredi 24 février 2016

Réforme du statut de Paris : la position de l'UDI/MODEM exprimée en conseil d'arrondissement par Jean-Pierre Plonquet

Lors du Conseil d'arrondissement du 2 février 2016 du 4e, à l'occasion du débat relatif à la réforme du statut de Paris, Jean-Pierre Plonquet a donné la position du groupe UDI/MODEM :



INTERVENTION CONSEIL FEVRIER 2016
STATUT DE PARIS

La réforme des statuts de Paris, tel que le veut la Maire de Paris Anne Hidalgo, concernent trois grands chantiers :

-       La fusion de la ville et du département
-       Le transfert de compétence
-       Le redécoupage des quatre arrondissements du centre de la capitale

 En guise de préambule, il convient de rappeler que ce projet, pourtant structurant et engageant une mandature, ne faisait pas partie du programme de campagne d’Anne Hidalgo. Ce « simple fait », laisse planer un voile d’incertitude sur les intentions réelles, qui apparaissent ainsi comme le résultat des circonstances

-       La fusion Ville-Département
Cela ne fait pas débat, car elle ne viendrait qu’entériner un état de fait et ne constitue qu’une modification comptable. Nous y sommes donc favorables.
-       Les transferts de compétences de l’Etat à la Ville 
Le transfert de compétences est un sujet sur le fond souhaitable, mais le projet proposé par l’exécutif s’avère bien trop timide. Ce mouvement naturel d’un maire récupérant ses compétences de plein droit doit également s’accompagner de davantage de décentralisation vers les arrondissements.
Pour le moment le compte n’y est pas ! Les propositions d’Anne Hidalgo restent encore trop corsetées par la tutelle de l’Etat, sans oser davantage de subsidiarité vers les arrondissements.

Si la ville entend récupérer les pouvoirs du préfet de police, alors la réforme doit aboutir à la création d’une police municipale. Il semble que cela demeure un tabou dans la majorité.

De même, si la ville récupère la compétence sur les troubles de voisinage, elle doit le faire dans sa totalité et non pas seulement les troubles de voisinages professionnels comme cela est envisagé.

Concernant le volet décentralisation vers les arrondissements, il faudrait profiter de cette réforme pour :
-       Valoriser davantage le travail des élus d’arrondissement (on en est loin avec la façon dont la l’exécutif traite les conseils d’arrondissement dans l’élaboration de cette réforme,

-       Donner davantage de compétences de proximité aux maires d’arrondissement. Sur la propreté notamment, avec une autorité fonctionnelle sur les personnels. La proposition de l’exécutif consiste à donner aux maires la possibilité d’acheter des équipements de propreté…mais dont ils n’auront pas le choix de l’usage,
Enfin, redéfinir la répartition budgétaire entre la Mairie centrale et les arrondissements, est une nécessité, sans quoi la « décentralisation » des compétences vers les Maires d’arrondissement ne sera que de la poudre aux yeux.

-       Le redécoupage des arrondissements par le regroupement des 4 arrondissements centraux 

Cette opération s’apparente à une manipulation politique et électorale. Nous considérons que l’intangibilité des 20 arrondissements parisiens, comme échelon territorial historique de proximité, s’avère un impératif.

Tout d’abord parce que la légitimité de l’arrondissement comme fondement électoral n’a pas lieu d’être mise en cause. Ils constituent en effet le cadre de l’élection des conseillers d’arrondissements et des conseillers de Paris, et demain des conseillers métropolitains.

Mais aussi parce qu’ils correspondent à l’histoire de Paris qui s’est construite de manière concentrique avec l’annexion en 1859 des faubourgs situés entre les fortifications de l’enceinte de Thiers et le mur des fermiers généraux. Aujourd’hui, il existe une identité propre à chaque arrondissement, en particulier dans son hyper-centre, à laquelle les habitants sont attachés presque sentimentalement.
Mais en voulant faire passer à tout prix sa réforme au prochain Conseil de Paris de février la maire de Paris brûle les étapes :
-          Les travaux du groupe de travail ne sont pas terminés
-          Aucun document final ni rapport n’a été établi par le groupe de travail, dont les groupes politiques devaient en principe fournir une contribution.
Pourtant, les Conseils d’arrondissement ont été d’ores-et-déjà saisis d’une « note de synthèse » (donc sans vote !) à partir de laquelle ils ont eu « le loisir de discuter », tandis que trois vœux sont prononcés par l’exécutif au Conseil de Paris.

Cette procédure inédite pour un enjeu d’une telle importance pour l’avenir de la capitale n’est ni sérieuse ni respectueuse ni démocratique pour les conseillers d’arrondissement (qui sont pourtant concernés au premier chef) et les groupes politiques.

Et cerise sur le gâteau, la ville annonce via la presse, à la surprise générale, que les parisiens peuvent donner leur avis sur idee.paris pour faire leurs propositions sur la réforme du statut de Paris … Ils ont donc eu deux semaines pour traiter un sujet aussi complexe, sans même qu’un travail pédagogique ait pu avoir lieu (démagogie ?).
  
Les centristes appelaient depuis longtemps à un débat sur la modernisation de la gouvernance de la capitale, c’est pour cette raison qu’il a accueilli avec bienveillance la décision de la maire de Paris d’initier un groupe de travail en choisissant d’y participer.

Mais devant l’absence de méthode, l’impossible dialogue, l’absence d’écoute et le manque de sérieux des travaux, nous ne pouvons pas cautionner la marche forcée avec laquelle le dossier sur la réforme du statut de Paris est conduit par l’exécutif.


En conclusion, cette « histoire », après la fermeture des voies sur berges été 2016, après le refus d’écouter les habitants de l’ile Saint-Louis sur les conséquences – retrait des places de parkings - du passage en zone 30 de ce quartier de Paris si particulier, voilà donc un nouveau sujet qui met en évidence l’évolution autoritaire de la gouvernance de Paris, depuis l’élection d’Anne Hidalgo.

Nous nous en inquiétons, principalement parce que les habitants vont être les premiers à en subir les conséquences