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mercredi 1 juin 2016

Conseil d'arrondissement du 31 mai 2016 : question posée par Jean-Pierre Plonquet à propos de l'état du Marché aux Fleurs

Conformément à l’article L.2511-12  al.5 du Code Général des Collectivités Territoriales ;  
Vu l’article 25 du règlement intérieur du Conseil du 4e arrondissement ;  
Monsieur le Maire

Je pense que vous connaissez mon attachement pour les îles du 4e arrondissement. A l'évidence pour l'île Saint-Louis, j'y ai habité pendant 8 ans, mes enfants y ont fait leur scolarité de la maternelle au CM2. J'apprécie tout autant l’île de la Cité, si proche et si différente de l'île Saint-Louis. Il y a quelques mois, je vous questionnais sur le projet présidentiel d'une étude pour une vision sur le devenir de l'ile dans 40 ans.  
Avoir une vision pour un quartier dans 40 ans c'est très bien, mais encore faut-il rester connecté également à la réalité. 
Et la réalité nous impose de regarder de plus près ce qui fait aujourd’hui aussi le charme de l'ile de la Cité, notamment le Marché aux fleurs. 
Voilà donc un lieu qui par beaucoup d'aspects n'est pas rentré dans le 21ème siècle, voir qui est toujours au 19ème siècle. Cela peut éventuellement apparaître sympathique, si ce n'est que cela met en danger sa pérennité. Et la visite récente le 7 Juin 2014 - sous la pluie tout le monde se le rappelle - de la Reine d'Angleterre, n'a pas changé grand-chose à l'affaire. 
Deux types de sujets m'inquiètent particulièrement : 
- La vétusté apparente à beaucoup d'endroit des bâtiments - Les statuts associés à l'usage des lieux 
Concernant la vétusté, on peut constater : 
- des problèmes récurrents de tags inappropriés - des bas de bâtiments en bois très détériorés, ayant du mal à résister aux temps et aux hommes - la présence de locaux vides, accentuant la perception de saleté en certains endroits, et donnant un sentiment de perte de vitesse - des peintures pas vraiment fraîches, la dernière rénovation globale remontant aux mandatures de Jacques Chirac 
Mais cette vétusté est accentuée par un problème plus structurant, celui des statuts d'occupation. A titre d'exemple : 
 
- Pourquoi les commerçants ne bénéficient-ils pas du même statut que de ceux opérant dans un marché couvert, alors qu'ils sont tout autant sédentaires ? Pourquoi donc ne bénéficient-ils pas d'une convention d’occupation de l’espace public, au même titre que les pour les kiosques à journaux, qui ont fait tout récemment l'actualité ? 
- La précarité des statuts, même si beaucoup de commerçants sont en place, pour certains, depuis plusieurs générations, rend difficile des travaux par les commerçants eux-mêmes, car les frais engagés deviennent non récupérables lors de cession, les cessions n’étant possibles que pour les descendants des commerçants en place. J’évoquais tout à l’heure le 19ème siècle. 
- La faculté de s'agrandir pour un commerçant est réduite, car l'usage de locaux contigus libres est lié à la situation maritale ... 
- Ces statuts "précaires" rendent difficile une régénération de l'écosystème. Une lente régression est presque inéluctable sans modernisation. 
Monsieur le Maire, il est donc temps de faire rentrer le Marché aux Fleurs dans le 21ème siècle. Cela peut se faire en traitant les questions suivantes : 
- Quand les commerçants pourront-ils bénéficier d'une convention d'occupation du domaine publique ? Il s'agit là d'une promesse faite il y a 5 ans - Quand une rénovation du lieu sera menée ? Des services de la ville seraient passées il y a quelques mois en l'évoquant, mais depuis pas de nouvelles  
- Quand une commission ad-hoc pourrait-elle être montée entre les commerçants et la ville de Paris pour mettre à plat les statuts, travailler à leur modernisation, pour en finir avec les spécificités propres à ce marché ? 
D'autres points peuvent être aussi soulevés, comme l’amélioration de la signalétique, la sécurisation des locaux contre les vols, ...  
Mais la question du statut reste à mon sens la question centrale. Sans le traitement de celle-ci, le Marché aux Fleurs risque de s’assécher, doucement mais surement. 
Monsieur le Maire, voilà un sujet que nous pourrions faire avancer tous ensemble, pour un lieu apprécié de tous. 
Je vous remercie."

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